"Amener ses joueurs au plus haut niveau"

Avec le départ de Frank Dechaume (40 ans), une page va se tourner au centre de formation du SMC. Présent depuis 1997 au club normand, cet éducateur "Bleu et Rouge" a décidé de donner une nouvelle orientation à sa carrière en devenant le manager général de La Maladrerie à partir du prochain exercice. Avant de refermer ce chapitre de sa vie, ce pur caennais (qui a joué à Colombelles entre 5 et 18 ans) est revenu sur cette dernière saison à la tête des U19* tout en partageant quelques souvenirs de son aventure malherbiste.

Pendant 20 ans comme éducateur au centre de formation du Stade Malherbe, Frank Dechaume a eu toutes les catégories d'âge sous sa responsabilité ; de l'école de foot aux U19 nationaux.
Pendant 20 ans comme éducateur au centre de formation du Stade Malherbe, Frank Dechaume a eu toutes les catégories d'âge sous sa responsabilité ; de l'école de foot aux U19 nationaux.

LE BILAN DE LA SAISON

"Des U18 et U19 utilisés de manière abondante avec la réserve"

"A l'image de l'ensemble des saisons que j'ai eu à faire en U19 (quatre), c'est une saison réussie dans le sens où de nombreux U18 (Jad Mouaddib, Joé Kobo, Evens Joseph, Herman Moussaki… principalement dans cette fin de championnat) et U19 (Thomas Callens, Léon Valentin, Yoël Armougom, Jessy Deminguet, Mohamed Ali Gueddar, Owen Maes…) ont été utilisés de manière abondante avec la réserve. Amener ses joueurs à évoluer le plus haut possible, c'est l'objectif prioritaire d'un formateur.

"Une génération qui a su se remettre au travail"

Par conséquence, en U19, on a joué avec beaucoup de premières années. Si l'on veut parler des résultats, on a réalisé un championnat cohérent avec une génération (1999) qui avait souffert l'an dernier chez les U17. Elle a su se remettre au travail, être à l'écoute de ce que je lui demandais. J'ai constaté une belle progression chez ces garçons au point, donc, que certains intègrent le CFA2. C'est une belle réussite.

Après, la difficulté du championnat 19, c'est que tu ne joues jamais avec la même équipe (37 éléments utilisés dont cinq U17). C'est trop difficile de trouver des repères, un langage commun. Du coup, l'objectif est vraiment individuel ; centré sur la progression du joueur, et non collectif. C'est pourquoi je ne commente pas le classement (7e avec 39 points, 11V-6N-9D) qui est, pour moi, complétement tronqué par rapport à la montée et à la descente des joueurs entre les catégories".

SON DÉPART, SES JOUEURS, SES SOUVENIRS

"Beaucoup de messages de remerciement des joueurs"

"Je suis un passionné et un compétiteur. Et j'ai essayé de le transmettre à mes joueurs. J'ai toujours essayé de faire au mieux mon métier de formateur, mais je suis aussi un compétiteur. Un côté que tu ne retrouves quasiment qu'en Gambardella chez les U19. C'est pour ça que je pense avoir fait le tour de la question au bout de 20 ans. J'ai reçu beaucoup de messages de remerciement de la part de joueurs, qu'ils soient pros ou pas. Certains que j'ai eus il y a des années. Ça m'a montré à quel point j'avais pu en marquer certains. Ça m'a fait extrêmement plaisir.

"Raphaël Guerreiro, il venait toujours sur le terrain avec la banane"

Un souvenir ? J'en ai trop pour n'en citer qu'un, mais la saison dernière, quelque chose m'a marqué. C'était lors d'un match à Quevilly. Je rentre dans le vestiaire à la mi-temps et les garçons étaient en train d'utiliser le tableau pour corriger ce qui ne fonctionnait pas. Ils communiquaient entre eux pour savoir comment gagner. A ce moment-là, j'ai touché ce que je voulais faire. C'est la preuve qu'on peut vraiment développer l'intelligence de jeu, la réflexion. Il faut faire confiance aux joueurs. Ils doivent prendre les bonnes décisions sur le terrain, par eux-mêmes.

Je me souviens aussi du tournoi de Plomelin (Finistère) avec les U13. Après avoir sorti Auxerre, Anderlecht et Lyon en demie aux tirs au but, on avait gagné en finale contre Nantes 1-0 devant 8 000 spectateurs. On n'avait pas pris un but du tournoi. On marchait sur l'eau. C'était magnifique. Un joueur ? Raphaël Guerreiro (spontanément). Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il ait un problème perso…, il venait toujours sur le terrain avec la banane, avec l'envie de s'amuser, de progresser ; peu importe avec qui il était, dans quel groupe, quel partenaire, quel match. Ça restera gravé. On n'arrête pas de répéter aux jeunes qu'ils ont une chance énorme".

*Les U18 du Stade Malherbe sont qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe de Basse-Normandie. Samedi 27 mai, ils se déplaceront au Groupement sportif de la Côte de l'Espace dans la Manche.

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