Monaco - SM Caen : l'interview d'avant-match

Pas spécialement fan de l'ambiance feutrée de Louis-II, "on fait des matches de haut niveau pour jouer dans des stades pleins", Rémy Vercoutre (37 ans) - qui n'avait pas effectué le déplacement sur le Rocher la saison dernière à cause d'une blessure - a abordé le contexte de cette confrontation face au club de La Principauté. La dynamique de l'équipe monégasque, la solidité de la défense caennaise, son avenir au Stade Malherbe, le gardien normand (37 ans) est revenu - en conférence de presse d'avant-match - sur tous ces thèmes.

Même s'il occupe la deuxième place du classement (avec un nombre de points identique à celui de la saison dernière), le club de La Principauté reste sur quatre rencontres consécutives sans victoire (1N-3D). Avec tous ces départs enregistrés lors du mercato, est-ce que vous trouvez que l'ASM fait moins peur aujourd'hui ?

"Cette équipe est un peu moins constante, mais elle regorge de talents, quasiment tous internationaux. Monaco est un peu une bête blessée. Il faut se méfier de la réaction des grands joueurs. Cette équipe n'aura peut-être pas beaucoup de certitudes, mais elle sera revancharde. Et ça risque d'être encore plus compliqué".

"Le calendrier qui nous attend dans les trois prochains mois est un beau défi"

Peut-on qualifier ce déplacement sur le Rocher de match bonus pour le Stade Malherbe ?

"Paris appartient à cette catégorie, même si la saison dernière, on a pris un point contre le PSG. Face à Monaco, je n'utiliserais pas ce terme de bonus. A mon sens, c'est un peu trop gros. Monaco est une équipe contre laquelle on a déjà réussi à prendre des points. Les matches, il faut les jouer. L'important, c'est le terrain. Le calendrier qui nous attend dans les trois prochains mois est un beau défi".

Durant ce premier quart de championnat, on a énormément insisté sur la solidité du Stade Malherbe (meilleure défense de Ligue 1 avec six buts encaissés après neuf journées à égalité avec le PSG, Nantes et Montpellier)…

"On est bon défensivement, car tout le monde travaille. On est une équipe difficile à manœuvrer. On est équilibré à la perte du ballon. Et souvent, quand on défend bien, on attaque bien. Les succès se bâtissent généralement sur une bonne défense. Les champions sont, d'ailleurs, souvent ceux qui possèdent la meilleure défense".

Personnellement, alors que vous aviez été extrêmement sollicité lors des deux exercices précédents, vous n'avez parfois qu'une ou deux interventions décisives à effectuer sur certaines rencontres cette saison…

"Je ne dirais pas que c'est plus difficile, mais c'est différent. Ça me rappelle les matches que j'ai pu jouer avec Lyon. Il faut répondre présent sur peu de ballons. Je ne me plains pas. Moins j'ai d'arrêts à faire, mieux je me porte. Ça demande beaucoup d'énergie et de concentration à mes dix collègues devant moi. C'est quelque chose que j'apprécie".

"Si vous jouez aux cartes contre moi, je vous promets une belle bagarre"

En conférence de presse, avant la réception d'Angers, Patrice Garande évoquait que des joueurs avaient changé en citant votre exemple : "Il y a un personnage très important sur le plan défensif, c'est notre gardien, pas simplement par ses arrêts, mais dans sa vision du foot, dans sa transmission des messages avec ses défenseurs"

"Pas seulement la saison dernière, mais aussi les deux d'avant, on a pris beaucoup de buts, on a concédé beaucoup d'occasions. Pour vivre un championnat plus serein, il fallait remédier à ça. Cet été, le coach et le staff ont instauré des discussions qui ont été très enrichissantes, pas uniquement avec moi, mais avec l'ensemble de l'équipe. On s'est accordé sur une manière de travailler. On s'est approprié ce que le coach voulait. J'espère que cette solidité va perdurer. Pour l'instant, on se trouve dans le vrai".

Alors que vous arrivez en fin de contrat (en juin 2018), avez-vous envie de prolonger votre engagement avec le Stade Malherbe ?

"Il faut demander à Xavier Gravelaine ou à Jean-François Fortin. Ils connaissent le numéro de mon agent. Ils ont juste à l'appeler si ça les intéresse. Est-ce que c'est ma dernière saison ? Je me suis déjà dit ça l'année dernière. En tout cas, ça ne change strictement rien à mon approche des matches. Je suis un compétiteur. Si vous jouez aux cartes contre moi, je vous promets une belle bagarre (sourire). Maintenant, on répondra à cette question en tant et en heure et je ne pense pas que ce soit encore l'heure d'en parler ou même d'y penser".

  • L1. J10 - Monaco (2e) / SM Caen (8e), samedi 21 octobre à 17 heures au stade Louis-II.
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