SM Caen - Lyon 1-2 : le compte-rendu

Dans un stade d'Ornano en feu, les hommes de Patrice Garande - qui ont réduit le score à la dernière minute du temps réglementaire par l'intermédiaire d'Ivan Santini - sont passés à deux doigts d'arracher le match nul dans les arrêts de jeu. Menés 2-0 après avoir été sanctionnés à l'entame de chaque période, les Normands - au regard de leur très bonne prestation - peuvent nourrir des regrets à l'image de ces deux poteaux d'Adama Mbengue et Ronny Rodelin. Avec cette défaite, le club normand - qui compte, du coup, toujours 23 points - recule à la septième place en attendant le résultat de Montpellier qui affronte Marseille ce dimanche soir.

Le contexte

Avec 23 points, le Stade Malherbe reçoit l'OL dans des conditions idéales

Vainqueur de Bordeaux (1-0) samedi dernier avant de rapporter un nul frustrant de Strasbourg (0-0), mardi soir, au regard du nombre de situations obtenues, le Stade Malherbe bouclait sa semaine contre l'Olympique Lyonnais, ce dimanche après-midi. Un enchaînement de rencontres (la troisième en l'espace de neuf jours) qui ne préoccupait pas Patrice Garande. "C'est dans les têtes que ça se passe. Et elles vont bien", lançait le coach caennais. "En même temps, si les têtes ne vont pas bien en ce moment, je ne sais pas quand ça sera le cas". Référence à ces 23 unités au classement au bout de 15 journées. De quoi aborder la réception de l'OL dans des conditions idéales.

"Personnellement, je n'ai pas le vertige à la sixième place"

"Ce total de points doit nous permettre d'être libérés. On n'a aucune pression. A part celle qu'on veut bien se mettre en interne. Ce n'est que du bonheur de jouer ce match dans cette situation. Personnellement, je n'ai pas le vertige à la sixième place", plaisantait Patrice Garande en conférence de presse vendredi midi. Un patron technique du SMC conscient, toutefois, de la difficulté de la tâche qui attendait ses troupes. "Je considère que Lyon, derrière Paris, est la meilleure équipe du championnat. La clé sera de défendre en avançant, de ne pas les laisser jouer".

Battus par Lille (2-1), mercredi soir à domicile, les Gones - en se présentant à d'Ornano - avaient à cœur d'effacer cette contre-performance. "Ils ont connu un petit couac. J'aurais préféré qu'ils gagnent, parce qu'on sait que dans l'institution lyonnaise, comme le répète son président (Jean-Michel Aulas), on ne laisse pas traîner les choses. Il y a souvent une réaction", remarquait l'entraîneur normand. "Cette équipe est ultra-performante sur attaques placées, mais aussi en contres. A la moindre perte de balle de notre part, ça va aller à 2 000 à l'heure. Il faudra se montrer prudent. Bien sûr que tout le monde a des failles. Encore faut-il être capable de les exploiter".

Les compositions

En 4-3-3 avec Baïssama Sankoh en position de sentinelle devant la défense

Pour la réception de l'OL, Patrice Garande - toujours privé des services de Vincent Bessat (mollet) et Hervé Bazile (ischio-jambiers) - dérogeait pour la deuxième fois à son 4-4-2 depuis qu'il l'a mis en place à la mi-août. Pour affronter les coéquipiers de Nabil Fékir, l'entraîneur caennais optait pour un 4-3-3 avec Baïssama Sankoh en position de sentinelle devant la défense. "Par rapport à cette équipe lyonnaise, je voulais mettre un peu plus de densité au milieu tout en gardant la paire Julien (Féret) - Youssef. Ce qu'on a gagné en solidité, on l'a perdu sur le plan offensif", expliquait le coach caennais.

"Par rapport à lyon, je voulais mettre un peu plus de densité au milieu"

Victime d'un coup sur l'œil gauche à Strasbourg, Alexander Djiku - malgré encore un bel hématome - formait la charnière centrale avec un Damien Da Silva de retour après avoir manqué les deux dernières journées à cause d'une pointe aux adducteurs. En dépit d'une béquille reçue à la hanche à La Meinau, Youssef Aït Bennasser tenait sa place dans l'entrejeu. A noter qu'à cause des blessures et des suspensions, c'est seulement la quatrième fois cette saison que Damien Da Silva, Alexander Djiku et Youssef Aït Bennasser débutaient une rencontre ensemble ; les trois cas précédents, le Stade Malherbe s'était imposé (contre Lille, Metz et Dijon).

Du côté lyonnais, Bruno Genesio - qui devait composer sans Jérémy Morel (en phase de reprise) et Bertrand Traoré (entorse d'un genou) - ne réservait aucune surprise dans sa composition. Dans un 4-2-3-1, Kenny Tete, Marcelo, Mouctar Diakhaby et Fernando Marçal constituaient la ligne défensive. A la récupération, la révélation Houssem Aouar était associée à Lucas Tousart. Derrière l'avant-centre Mariano Diaz, Nabil Fékir conduisait le jeu des Gones ; Maxwel Cornet, à droite, et Memphis Depay, à gauche, se chargeant de l'animation des ailes.

Le film du match

Jordan Nkololo a obtenu la balle d'égalisation dans les arrêts de jeu

  • 10'. A l'issue d'un cafouillage, Maxwel Cornet en profite pour ouvrir le score sur la première occasion de l'OL. Alors que Mariano Diaz et Memphis Depay - convoitant tous les deux le ballon - se sont percutés, la frappe de l'international ivoirien - quasiment à hauteur du point de penalty - termine au fond des filets malgré la présence de Damien Da Silva sur la ligne. SM Caen 0-1 Lyon
  • 19'. Le coup franc rentrant du droitier Julien Féret, complétement sur le côté gauche, est repoussé par Anthony Lopes. Deux minutes plus tard, après un centre de Christian Kouakou et une remise d'Ivan Santini, la tentative de Youssef Aït Bennasser - à l'angle des 5,50 mètres - n'attrape pas le cadre (21').
  • 21'. Dans la foulée, la reprise de Nabil Fékir à l'intérieur de la surface de réparation - consécutive à un centre de Maxwel Cornet - passe juste au-dessus de la transversale de Rémy Vercoutre.
  • 26'. Lobé par le centre-tir d'Adama Mbengue, Anthony Lopes est tout heureux de voir le ballon rebondir sur son montant gauche. Sur le corner qui suit, le "coup de boule" d'Alexandre Djiku frôle les cages lyonnaises. Dans la continuité, les visiteurs se procurent une balle de break. Contrant involontairement une frappe de son coéquipier Houssen Aouar, Nabil Fékir - à la limite du hors-jeu - bute sur Rémy Vercoutre.
  • 31'. Alors qu'Alexander Djiku aurait pu bénéficier d'un penalty une poignée de secondes auparavant pour un accrochage de Fernando Marçal sur un corner (30'), Ivan Santini se voit refuser l'égalisation pour un hors-jeu extrêmement limite.
  • 38'. Préférant la jouer personnel plutôt de la remettre en retrait sur Memphis Depay ou Nabil Fékir, Mariano Diaz - sur un service de Fernando Marçal - voit son tir fuir le cadre caennais. Quatre minutes plus tôt, une tentative contrée de l'avant-centre lyonnais coupée par Marcelo avait fait passer un frisson dans les travées de d'Ornano (34').
  • 54'. Une perte de balle des "Bleu et Rouge" à 25 mètres de leur cage est directement sanctionnée par l'OL ; la volée de Mariano Diaz à l'entrée de la surface de la réparation ne laissant aucune chance à Rémy Vercoutre. SM Caen - Lyon 0-2
  • 61'. D'une manchette sur un centre au second poteau de Mariano Diaz que convoitait Maxwel Cornet, le gardien du Stade Malherbe empêche les visiteurs de tripler la mise. Idem quelques minutes plus tard ; Rémy Vercoutre se couchant parfaitement sur une frappe d'Housem Aoaur aux 16,50 mètres (68').
  • 68'. Le club normand touche encore du bois. Le tir des 20 mètres du gauche de Ronny Rodelin étant détourné sur bout du gant par Anthony Lopes sur son poteau droit !
  • 73'. Sur une touche rapidement jouée, Ivan Santini mystifie Mouctar Diakhaby avec un dribble derrière la jambe d'appuie avant d'enchaîner avec une frappe à ras de terre sur laquelle Anthony Lopes se détend.
  • 89'. Servi en retrait par Memphis Depay, Nabil Fékir - seul devant Rémy Vercoutre - manque le cadre.
  • 90'. Jetant leurs dernières forces dans la bataille, le Stade Malherbe réduit le score à la dernière minute du temps réglementaire. Sur une passe laser de la ligne médiane de Ronny Rodelin, Ivan Santini revient sur son pied gauche avant de prendre à contre-pied Anthony Lopes d'une frappe à ras de terre au premier poteau. SM Caen 1-2 Lyon
  • 92'. Dans les arrêts de jeu, les partenaires de Julien Féret obtiennent une balle d'égalisation ; le centre-tir de Jordan Nkololo passant à une poignée de centimètres de la base du poteau lyonnais alors qu'Ivan Santini se trouvait à l'affût légérement en retrait.

La réaction

"On y a cru jusqu'au bout"

  • Patrice Garande, entraîneur du SM Caen : "Il faut d'abord féliciter les joueurs, car il me semble qu'on n'avait pas tout le carburant qu'on voulait. Dans le premier quart d'heure, on voulait mettre plus de folie, mais on s'est laissé un peu endormir par cette équipe lyonnaise. Après, on fait le match qu'il faut. On a des occasions. On frappe deux fois les poteaux. On aurait pu le faire. Même à 2-0, on y a cru jusqu'au bout. Les joueurs sont déçus, car ils ont la sensation d'avoir fait ce qu'il fallait. On a changé de système (à l'heure de jeu avec un passage en 4-4-2) pour recentrer Ronny (Rodelin) et mettre un attaquant supplémentaire. On a pris des risques pour jouer plus haut. Le soutien du public ? Il a bien senti qu'on allait chercher quelque chose. A 2-0, on sentait que tout pouvait se passer. C'est un peu le reflet de notre saison. On ne fait pas tout bien, mais on ne lâche jamais"

SM CAEN - LYON 1-2

Stade Michel-d'Ornano. 19 455 spectateurs.

Mi-temps : 0-1.

Arbitrage de M. Amaury Delerue.

Buts : Santini (90') pout Caen ; Cornet (10'), Mariano (54') pour Lyon.

Avertissements : Mbengue (60') à Caen ; Fékir (36'), Mariano (59'), Rafael (91') à Lyon.

  • SM Caen : Rémy Vercoutre (g) - Frédéric Guilbert, Damien Da Silva, Alexander Djiku, Adama Mbengue - Baïssama Sankoh (Jan Repas, 58'), Youssef Aït Bennasser, Julien Féret (cap) - Ronny Rodelin, Ivan Santini, Christian Kouakou (Jordan Nkololo, 64'). Remplaçants : Brice Samba (g) - Romain Genevois, Jonathan Delaplace, Durel Avounou, Stef Peeters. Entraîneur : Patrice Garande.
  • Lyon : Anthony Lopes (g) - Kenny Tete, Marcelo, Mouctar Diakhaby, Fernando Marçal (Rafael, 72') - Lucas Tousart, Houssem Aouar - Maxwel Cornet (Myziane Maolida, 75'), Nabil Fékir (cap), Memphis Depay - Mariano Diaz (Jordan Ferri, 81'). Remplaçants : Mathieu Gorgelin (g) - Mapou Yanga-Mbiwa, Tanguy Ndombélé, Willem Guebbels. Entraîneur : Bruno Genesio.
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