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Jerry VAN DAM : "On ne se cherche pas d'excuses"
mercredi 08 février 2012 15:20

van dam 080212.jpgLe défi est d'envergure : rendre visite à l'Olympique Lyonnais, samedi après-midi, sera une mission compliquée. Mais le défenseur latéral du SM Caen guette le déclic à Gerland, où il retrouvera une vieille connaissance. Entretien.

 

Jerry, comment as-tu vécu le report du match contre Auxerre ?

C'était un peu paradoxal. D'un côté, les conditions étaient telles qu'on ne pouvait pas jouer, c'est certain. C'aurait été trop dangereux. De l'autre, il est vraiment regrettable qu'on n'ait pas disputé ce match car on sortait d'une très bonne semaine d'entraînement, on avait vu de très belles choses et de la qualité lors de l'opposition. J'avais l'intuition que ça pouvait nous porter vers un succès contre Auxerre. Tant pis !


Dans quel état d'esprit se trouve le groupe en ce moment ?

A l'entraînement et dans le vestiaire, il y a de la bonne humeur, ça rigole. On se serre les coudes car on sait que c'est comme ça qu'on s'en sortira. Il y a une vraie solidarité dans le jeu, de la cohésion dans les discours. La clé, c'est le collectif. On en est conscients et on fait tout pour aider le copain quand ça va moins bien.


"La confiance, il faut aller la chercher..."

 

A quoi tient le déclic qu'on attend depuis quelques semaines ?

Déjà, il faut qu'on marque un but. Ça fait maintenant un moment que ça ne nous est plus arrivé... Et je suis sûr que si on a la chance de marquer, ça va tout changer. En ce moment, c'est surtout la confiance qui nous fait défaut. Ça affecte nos enchaînements, nos prises de risques. Mais c'est comme ça, on assume, on ne se cherche pas d'excuses. La confiance, il faut aller la chercher. On doit donner le maximum et on verra après...

 

Le prochain adversaire, c'est Lyon. Corsé comme menu ?

Evidemment, Lyon, c'est du costaud, ça marque beaucoup de buts. Offensivement, il y a des individualités extraordinaires. Mais bon, actuellement, l'adversaire importe peu. Quelle que soit l'équipe qu'on a en face de nous, on doit se mettre minables, afficher la détermination et l'envie nécessaires. Affronter Lyon ne nous fait pas peur. Au contraire, on ressent plutôt de l'excitation lorsqu'on joue de grandes équipes...

 

L'OL enchaîne les matches tandis que Caen n'a plus joué depuis le 28 janvier. C'est un critère qui compte ?

Bien sûr. Eux sont dans le rythme de la compétition, jouent sur plusieurs tableaux tandis que nous, on aura peut-être plus de fraîcheur physique au moment d'aborder ce match. Le principal, c'est le mental, l'envie qu'on aura. Dans le foot, tout se joue dans la tête. La clé, ce sera d'être présent dans les duels pour réussir un coup là-bas.


"Michel BASTOS m'en a souvent fait baver..."

 

A Gerland, tu croiseras, dans ta zone, un certain Michel BASTOS. Qu'est-ce que ça t'inspire ?

Ah Michel, c'est mon pote, un vrai ami... Lorsque j'ai intégré le groupe pro à Lille, il a fait partie de ceux qui m'ont accueilli. Il m'a pris sous son aile. Son jeu, on le connaît tous. Hyper tonique, grosse qualité technique... Le faire déjouer, c'est un vrai défi ! Pour progresser, il faut se confronter à des grands joueurs et lui en est un... J'ai le souvenir qu'à l'entraînement au LOSC, on se jouait régulièrement. Et il m'en a souvent fait baver (sic)...

 

Pour terminer, le Ghana affronte la Zambie, cet après-midi, en 1/2 finale de la CAN. Comment juges-tu leur parcours ?

Ils ont démarré fort, ç'a été plus difficile ensuite. Au pays, les gens souhaitent que la sélection gagne l'épreuve. Ça fait un moment qu'on ne l'a plus remportée... J'ai eu Dédé et Jordan (NDLR : les frères AYEW) par SMS hier soir. Les mecs sont motivés, ils savent que la finale n'est plus très loin et que gagner la CAN est possible.

 

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Par Tony Perrette Dernière modification 08/02/2012 16:25
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