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En positionnant Romain HAMOUMA en pointe samedi dernier à Toulouse, Franck DUMAS a aligné un attaquant supplémentaire et utilisé une option inédite cette saison. Après la rencontre, il a d'ailleurs ajouté : "On a travaillé cette mise en place, les joueurs ont adhéré. On va donc s'y tenir." Pourquoi le 4-4-2 (évolutif en 4-3-1-2) peut être une franche réussite.
Parce que le bloc défensif est plus compact
Le 4-3-1-2, tel qu'il est conçu, traduit une forte densité défensive. En effet, dès la perte de la possession, il est fréquent que sept joueurs - quatre défenseurs et trois récupérateurs - soient positionnés face au ballon. Si le cuir est perdu en zone de "confort", il y a danger. En revanche, s'il est perdu plus haut, le bloc est sécurisé et déjà prompt à "chasser" à la récupération.
La clé, c'est l'espace entre les lignes. Si les joueurs se déplacent ensemble, la défense, également placée sur les "seconds ballons" est difficile à contourner. En situation délicate, c'est ainsi le schéma idéal pour se rassurer et gagner en sérénité.
Parce que les latéraux ont plus de liberté
Il y a un vice et une vertu. Le vice, c'est qu'à la différence du 4-2-3-1 et du 4-1-4-1 utilisés par un certain nombre d'équipes au niveau européen, le 4-3-1-2 dégarnit les couloirs. C'est le parti pris lorsqu'on l'adopte. La vertu, c'est que ça octroie plus de liberté aux défenseurs latéraux. On l'a constaté à Toulouse : il a été demandé à VAN DAM et MONTAROUP d'apporter le surnombre offensif.
Leur participation au jeu est indispensable car elle permet d'apporter le danger et provoquer les décalages. Dans la pratique, ils sont largement enclins à le faire car leurs montées sont logiquement compensées par le milieu récupérateur positionné dans leur zone. Le rôle des latéraux est donc prépondérant. L'espace, laissé vacant devant eux, leur appartient. C'est à eux de le faire vivre.
Parce que l'avant-centre se sent moins seul
C'est l'idée-force du projet. Aligner un attaquant supplémentaire, c'est apporter plus de poids sur le front de l'attaque, rompre l'isolement de la pointe unique et contraindre l'adversaire à se montrer nécessairement plus prudent.
Le schéma à un avant-centre peut vite devenir monomaniaque dans le sens où la vitesse de déplacement est significative. Si les soutiens sont tardifs, l'attaquant se trouve submergé par la tenaille adverse. Dans le cas précis du 4-3-1-2, l'isolement est révolu.
L'idéal, c'est évidemment d'aligner deux pointes à profil différent. Le joueur de "pied", qui décroche et se montre habile dos au but, complète parfaitement un spécialiste de la profondeur.
Parce que le meneur de jeu devient essentiel
Dans le 4-3-1-2, le rendement du meneur de jeu influe considérablement sur le rendement de l'équipe. Son positionnement entre les lignes peut se révéler un cauchemar pour l'équipe adverse. Ses déplacements sont censés semer le trouble en fonction du marquage de zone qui lui est imposé.
De plus, sécurisé par la présence régulière de sept joueurs derrière lui, il est déchargé d'une partie du labeur défensif et peut ainsi devenir un électron libre qui "dézone". Le meneur a davantage l'allure d'un "10 à l'ancienne" auquel incombe la responsabilité de la dernière passe. A Toulouse, NIVET, utilisé dans ce registre, a d'ailleurs bien failli faire marquer BULOT au retour des vestiaires.
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