
Adjoint de Patrice Garande depuis la saison dernière après l’avoir déjà côtoyé pendant cinq ans à Cherbourg, Jean-Marie Huriez connaît sur le bout des doigts les méthodes de fonctionnement de l’entraîneur du Stade Malherbe.

Pour Jean-Marie Huriez, devenir l'adjoint de Patrice Garande constituait une évidence. C'est pourquoi l'ex-défenseur central n'a pas hésité une seconde quand l'entraîneur du SM Caen est venu le solliciter.
Après quatre saisons comme entraîneur principal à Cherbourg (deux en CFA, autant en National) qui ont suivi cinq autres en tant qu’adjoint de Hubert Velud, Hervé Renard et Noël Tosi, Jean-Marie Huriez n’a pas hésité une seule seconde quand, en 2013, Patrice Garande l’a sollicité pour venir l’épauler au Stade Malherbe. “Pour moi, c’était une évidence”, confie cet ancien défenseur central passé, entre autres, par Nancy, Châtellerault, Châteauroux et Cognac. “Pour l’avoir fréquenté pendant cinq ans dans La Manche, je connais ses principes de jeu par cœur. D’ailleurs, je les ai appliqués quand j’étais à la tête de l’ASC”.
Un bloc notes sur la table de nuit
Animation d’exercices, dialogue avec les joueurs, montages vidéos, le Picard d’origine ne chôme pas au quotidien. “Mon rôle consiste à décharger au maximum Patrice. Pour lui permettre de prendre du recul afin d’observer, je mets plus le nez dans le gazon”, explique Jean-Marie Huriez qui garde toujours un bloc notes sur sa table de nuit, histoire de ne pas perdre une idée pendant son sommeil. “La seule chose que tu gagnes avec le métier d’entraîneur, c’est de l’insomnie”, plaisante l’intéressé âgé de 43 ans. “Il ne faut pas oublier que nous avons un collectif de 25 éléments à gérer”.
Responsable des montages vidéos
Une de ses principales tâches consiste également à élaborer les montages vidéos, avec l’aide de Florian Hachim, le caméraman du club. “A partir des trois dernières sorties de notre futur adversaire, je prépare un résumé de 10’ sur leurs points forts, leurs points faibles et la manière de les battre. Nous analysons aussi les coups de pied arrêtés défensifs et offensifs”, développe ce produit de la formation Niortaise. “Ce montage est prêt dès le mardi, car en fonction de l’équipe affrontée, du contexte (blessures, suspensions, derniers résultats), le contenu des séances de la semaine peut varier. Il faut constamment s’adapter”.
Apporter un second avis
Avec Patrice Garande, Jean-Marie Huriez échange énormément que ce soit pendant les entraînements ou durant les rencontres. “C’est important de posséder plusieurs paires d’yeux sur une situation, de se doter d’un deuxième avis même s’il est en contradiction du premier. Cela permet de faire avancer le débat. Nous discutons beaucoup pendant les matches sur les systèmes de jeu, les changements”, développe l’adjoint déjà impatient que le championnat reprenne ses droits, n’appréciant que très peu ces périodes de trêve internationale. “Il n’existe rien de mieux que la compétition. Pour moi, l’idéal serait même de jouer tous les trois jours”.


