Scénarios

Depuis le début de la semaine dernière, nous n’avions cessé de regarder les calendriers et de calculer les probabilités : qui, entre Amiens et Monaco, avait le plus de chance de partir avec moins de pression que l’autre à la fin du match ? Qui, de Caen ou Dijon, serait capable de tirer des faiblesses entrevues ces dernières semaines chez son adversaire du soir une bouffée d’air pure ? Samedi, le scénario qui s’est écrit sous nos yeux ne nous a pas été favorable, loin de là. Mais d’autres, dans quelques jours commencent déjà à s’écrire devant nous. 

Casimir Ninga et les caennais ont longtemps tenu tête aux lyonnais avant de craquer en seconde période
Casimir Ninga et les caennais ont longtemps tenu tête aux lyonnais avant de craquer en seconde période

Signes 

anthony lopes décisif devant fayçal fajr

Lorsque les histoires se multiplient dans notre imaginaire, nous avons le défaut de prendre chaque phénomène comme un signe : de donner de la valeur à ces petites choses qui semblent d’abord aller dans notre sens, pour se rassurer, pour trouver dans le moindre des événements une manière de donner corps à nos espoirs. Quand Paris a commencé son match tambours battants, quand Amiens et Monaco prenaient le temps de se regarder en chiens de faïence, on en venait presque à espérer le plus net des happy end. Le Stade Malherbe, après dix minutes hésitantes, semblait en effet prendre la mesure de son match, profitant de l’omniprésence de Fajr dans l’entrejeu et d’une défense s’appuyant sur une sérénité construite au fil des dernières semaines. Le ballon et l’intensité étaient alors caennais, sans pour autant que les cages lyonnaises s’offrent totalement aux Bleu et rouge, y compris quand le meneur caennais, à la suite d’un bon pressing de Khaoui, voyait sa tentative se heurter aux qualités de Lopes : lecture du jeu, présence, main ferme (16e). Les Normands se montraient plus généreux, mêlant présence défensive, engagement et possession de la balle. La générosité, toutefois, se retournait contre eux, quand l’arbitre du match accordait un pénalty aux locaux, pour une faute peu évidente de Zahary sur Dembélé. Les secondes suivantes étaient alors une histoire de signes et quand Brice Samba confirmait l’intensité de ses coéquipiers en détournant la frappe de l’attaquant lyonnais (31e), on se disait que le scénario était définitivement en faveur des Conquérants. C’était oublier les détours tragiques du football…  

La vérité est ailleurs  

Au terme d’une première mi-temps qui s’inscrivait dans la continuité des journées précédentes, les Bleu et rouge semblaient en mesure de pouvoir prendre des points contre des Lyonnais anesthésiés face à l’enjeu et, peut-être, face à la bonne opération des Stéphanois contre Nice. C’était oublier tout le talent de cette équipe, qui a su, au-delà de ses nombreuses errances cette saison, faire douter les meilleurs d’Europe, que ce soit Paris ou Manchester City. En l’espace de cinq minutes, les Lyonnais ont su par l’intermédiaire de Depay (49e) et Cornet (54e) modifier totalement le cours du match, pour dessiner une victoire flamboyante, où la justesse technique a répondu aux errements du premier acte. Les Caennais, de leur côté, voyait l’écart au classement se rappeler à eux de manière criante, comme la nécessité de se battre jusqu’aux dernières minutes de la saison pour assurer leur survie en Ligue 1 Conforma. Quand on sait que Dijon a encaissé autant de buts chez un champion de France à la fête, mais surtout que Monaco a pris trois points aussi précieux que les bijoux princiers, il y a de quoi rager de ne pas avoir su changer les quelques occasions en but lors de quarante-cinq premières minutes. Au terme de cette 37ejournée, des scénarios sont naturellement devenus caduques. D’autres ont gardé toute leur vraisemblance, notamment parce que le Stade Malherbe a su, malgré la défaite, continuer de montrer un visage qu’on aime lui voir arborer. Tout reste donc à faire contre Bordeaux, vendredi prochain… 

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