"Hâte d'être à vendredi soir"

Arrivé en 2017 au centre de formation du Stade Malherbe Caen, c’est en Normandie que Loup Hervieu a fait ses débuts chez les professionnels. Le milieu de terrain garde un souvenir fort de son passage du côté de Venoix et surtout de son dernier match en « rouge et bleu », synonyme de maintien.

Loup, tu vas faire ton retour à d’Ornano vendredi, on imagine que c’est une date que tu avais cochée ?

« Oui c’est une date que j’avais cochée, jouer contre son club formateur c’est quelque chose de significatif. Personnellement, c’est le club qui m’a vu grandir et le plus proche de mes racines familiales, donc ça va me permettre de jouer devant mes proches. J’ai eu la chance de faire toutes les étapes au Stade Malherbe, ça reste le club phare de la région. Ça a toujours été un objectif de pouvoir jouer dans ce stade, donc ça rappelle forcément des souvenirs. »

Quel sentiment prédomine cinq ans après ton départ ?

« J’ai pas mal “bourlingué” depuis mon départ du Stade Malherbe, donc c’est un clin d’œil sympa de revenir jouer ici mais sans aucune amertume. Je me suis toujours donné à fond en étant ici, mais quand tu arrives chez les professionnels, il y a des choix forts qui sont faits. Mais pour moi c’est que du positif, j’ai hâte d’être à vendredi soir. »

Peux-tu revenir sur ce dernier match avec le SM Caen, synonyme de maintien ?

« Ça restera un bon souvenir pour moi malgré ce carton rouge. On avait vécu une saison tellement compliquée qu’il y avait eu beaucoup de soulagement et on avait été le chercher en équipe. Ce match était complètement fou et ce sont des émotions que je n’ai jamais pu revivre. Valider un maintien à la dernière minute du dernier match, c’était un soulagement immense. On avait un bon groupe, il y a des joueurs avec qui j’ai gardé de fortes attaches. Je prends ce carton rouge avant la demi-heure de jeu, sur le coup j’ai du mal à comprendre. J’avais pas beaucoup joué de la saison mais je me dis surtout que je laisse les copains dans une sacrée galère, mais ils l’ont fait. »

On a l’impression que tout se passe bien pour toi à Fleury ?

« Je suis arrivé à Fleury il y a trois ans, l’objectif dès le début, c’était de monter en National. La première année, on termine seconds et la saison dernière, ça a payé. On a un coach qui a su mettre un style de jeu en place, on a un vrai collectif et une cohésion d’équipe à toute épreuve. On a gardé la même ossature cette saison avec quelques renforts qui nous font beaucoup de bien. On fait une belle saison mais on n’est pas forcément surpris parce qu’on a un groupe qui en veut, qui souhaite prouver des choses à ce niveau. »

Comment pourrais-tu décrire le FC Fleury cette saison ?

« On a une bonne assise collective, il y a beaucoup de solidarité et des principes défensifs assez forts. On n’a pas pris beaucoup de buts, c’est quelque chose que l’on travaille beaucoup. Mais c’est surtout qu’on court les uns pour les autres et qu’on est dans une pensée avant tout collective. On ne sera pas forcément les plus beaux à voir sur certaines séquences, mais on a fait preuve de beaucoup d’efficacité dans les deux surfaces et ça paie. L’objectif de départ, c’est le maintien, le plus tôt possible. On ne se projette pas, on ne fait pas de plans sur la comète. Pour le moment ça se passe bien, pourvu que ça dure. »

On sait que tu as gardé des liens assez forts avec pas mal d’anciens coéquipiers…

« C’est ça pour moi le Stade Malherbe. Je me suis fait des amitiés très fortes. Il y a Benjamin Jeannot, Rémi Riou, Thomas Callens et certains membres des différents staffs. On l’oublie souvent, mais l’humain a une part très importante dans la vie d’un footballeur. Pour moi, c’est ce qui fait qu’une aventure peut avoir une saveur encore plus particulière. J’ai vécu de superbes années mais quand on arrive à garder contact avec pas mal de gens, c’est la cerise sur le gâteau. »

Le football, les amis mais aussi les études pour toi ?

« Quand j’étais pro à Caen, j’étais sur les bancs de la faculté, j’avais validé ma licence en management du sport. Et cette année, je viens de terminer mon master de management général en école de commerce. Ça me permet d’avoir des journées bien remplies, le matin c’est football et l’après-midi je fais bosser un peu plus le cerveau. Pour moi c’est un super équilibre, je peux créer du lien social. On se rend compte rapidement qu’il n’y a pas que le football et on ne peut qu’en ressortir grandi en tant qu’homme. »

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