
Et Caen n’a ri
Face à Nantes, l’ambiance était lourde de bout en bout : des hommages rendus à Emiliano Sala jusqu’au coup de sifflet final, qui actait une nouvelle défaite, qui plus est face à une équipe elle-même impliquée dans la course au maintien. Rien n’a réussi aux Caennais, qui avaient pourtant cru que le vent tournerait en leur faveur au moment du carton rouge nantais et qui avaient même essayé de forcer la décision en se portant résolument vers l’avant. Il est peu dire que le vent n’a pas porté nos Bleu et rouge mercredi soir, surtout au moment de concéder un pénalty cher payé. Là est l’ironie de l’histoire. Une histoire que d’aucuns pourraient considérer comme logique, au regard des dernières rencontres du Stade Malherbe. Une histoire qui pourrait nous mener là où personne ne veut aller. Mais les histoires, comme le prouve le match contre les Canaris, il est impossible de les écrire par avance. L’essentiel, dans ce cas toutefois, est d’essayer de révéler, pour chacun des acteurs, ce qu’ils ont de meilleur.
Même sous la pluie, chantez, chantez
Il y a quelques mois, la réception de Strasbourg aurait pu paraître une aubaine pour récolter des points. Aujourd’hui, le contexte est tout autre. Les hommes de Thierry Laurey ont su s’imposer comme un épouvantail de notre championnat. Dans la période tempétueuse que connaît actuellement le Stade Malherbe, les Alsaciens ne semblent donc pas les candidats les mieux placés pour provoquer une éclaircie. Les jours plus ensoleillés ne viendront toutefois pas des adversaires, qui ont déjà probablement définis d’autres objectifs pour les semaines à venir (une Coupe, l’Europe, peut-être). Pour Caen, les adversaires de moindre calibre n’ont pas été synonymes, ces dernières semaines, de résultats probants, probablement à cause d’une pression qui ne permettait pas d’alléger des rendez-vous au poids résolument conséquent. Alors autant ne pas miser sur la valeur de l’affiche. Mais dans cette situation morose, essayons d’avoir un peu le cœur léger. Pour aider les joueurs à prendre un peu de hauteur, voire à s’envoler. Car quelle meilleure réponse, qui plus est pour des Normands, que d’aller danser et chanter quand le temps tourne à la pluie ?