Anthony Weber, l’ambitieux perpétuel

Il a déjà connu deux montées en Ligue 1 Conforama dans sa carrière. À 32 ans, le défenseur Anthony Weber rêve d’en connaître une troisième avec le maillot du Stade Malherbe et souhaite dans l’immédiat mettre derrière lui un début de saison difficile. Entretien avec le nouveau patron de l’arrière-garde caennaise.

Anthony Weber a joué huit des neuf matchs du Stade Malherbe Caen depuis le début de cette saison 2019 / 2020
Anthony Weber a joué huit des neuf matchs du Stade Malherbe Caen depuis le début de cette saison 2019 / 2020

Anthony, tu es arrivé au Stade Malherbe à quelques heures seulement du premier match de la saison à Sochaux avec une préparation tronquée, comment te sens-tu physiquement après deux mois de compétition ?

Je me sens bien, j’ai réussi à rattraper. Ça fait un moment que je me sens plutôt bien physiquement, on a plutôt bien bossé dans l’ensemble donc je commence à me sentir vraiment très bien même si c’est difficile de dire ça car les résultats ne sont pas au beau fixe pour le moment. Mais en termes de sensations, on va dire qu’elles sont très bonnes.

Comment s’est déroulée ton arrivée à Caen ? Le Stade Malherbe est-il un club avec lequel tu entretenais déjà des liens par le passé ?

On a commencé à discuter durant le mois de juin. Mon agent avait informé Caen que j’étais davantage sur le départ de Brest plutôt que dans l'optique de rester au club. Dès lors, le Stade Malherbe s’est positionné très rapidement, j’ai eu les dirigeants au téléphone et le projet caennais m’a immédiatement séduit. Ma décision a aussi été rapide. C’est un club que je suivais. Il me restait un an de contrat à Brest, je pensais que ça serait compliqué de partir mais on a fini par trouver un terrain d’entente et j’en suis ravi. Ça a été un soulagement pour moi.

Tu as connu des promotions en L1 avec Reims par le passé et Brest en mai dernier, tu encore l’appétit de vivre une montée ?

"je voulais jouer et à brest on m'a fait comprendre que ça allait    être compliqué"

Réussir à rejoindre l’étage supérieur, c’est une aventure humaine même s’il y a des moments qui ne sont pas faciles. Là, à Caen, on est en plein dedans. Quand je suis arrivé à Brest, la première saison n’a pas été simple non plus. Mais l’appétit est toujours là. Si j’ai rejoint Caen c’est pour un seul et unique objectif, c’est de remonter.Il faut savoir que les saisons au bout desquelles je suis monté, ont été les meilleures de ma carrière. Même mes années en Ligue 1 n’ont pas été aussi belles. J’ai envie de revivre ça.

Vous êtes un certain nombre de joueurs, et notamment d’anciens, à tenir ce discours, à avoir cette idée de remonter…

(il coupe) Ce n’est pas une idée, c’est un objectif. Chaque footballeur se fixe des objectifs personnels et collectifs. Moi personnellement, je veux être le plus performant possible, aider au mieux l’équipe et le club. Après, le plus important, c’est l’ambition collective. Je pense que Caen mérite sa place en Ligue 1 quand on voit ses infrastructures, les gens qui travaillent au club, son organisation… C’est mieux que certains clubs de L1. Pour l’instant, on est loin du compte, c’est sûr. Nos prestations ne sont pas très bonnes mais avec le travail quotidien, j’aime à croire qu’on va remonter la pente.

D’un point de vue personnel, quel regard portes-tu sur tes premières prestations sous le maillot rouge et bleu ?

Les deux-trois premiers matchs ont été un peu compliqués au niveau physique. Dans l’ensemble, ce n’était pas trop mal. J’ai été satisfait jusqu’au match de Lens en fait où je ne me suis pas bien senti. C’est difficile à expliquer mais j’avais l’impression d’avoir la tête à l’envers, mes choix n’étaient pas toujours bons. Il y a des matchs comme ça qu’il faut oublier mais qui peuvent aussi aider pour la suite car ils imposent de se remettre en question.

Quand ça ne veut pas sourire comme en ce moment, la pression qu’on ressent en tant que joueur est-elle difficile à appréhender ?

On se met forcément de la pression quand les résultats ne sont pas là. On sent l’attente autour de ce club et on a forcément envie de répondre à tout ça. Quand on n’y arrive pas, on ne se sent pas bien. Tu rentres le week-end chez toi, tu n’es pas bien. Dès que tu essaies de tout donner pour le club mais que les résultats ne suivent pas, forcément, tu gamberges, surtout le week-end. La semaine, c’est plus simple de se réfugier dans le travail quand on prépare les matchs. On se sent redevable auprès de plein de gens mais j’espère qu’avec le travail qu’on fournit au quotidien, on réussira à rendre plein de gens heureux même si on est mal parti.

Au final, tu as rejoint le club dans la peau d’un joueur d’expérience, au même titre que Rémy Riou ou Anthony Gonçalves par exemple, comment tu vis le fait d’être attendu comme un cadre ?

Moi ça me plait, ce rôle me convient. On essaye de tirer le groupe vers le haut dans ces moments difficiles. Il y a une seule solution, c’est se réfugier dans le travail, bosser deux fois plus, gommer les erreurs… La confiance va revenir toute seule. Quand on va avoir deux-trois résultats positifs, quand on va commencer à gager à domicile et que les supporters seront contents de ce qu’on a proposé, ça va nous apporter une confiance supplémentaire pour la suite. Nous les anciens, on a un rôle d’encadrant qui consiste à dire aux jeunes et aux moins jeunes de ne pas se prendre la tête, même si ce n’est pas facile. Être cadre, c’est une attitude et une communication, moi je préfère parler. Il y a des mecs qui sont leaders sur un terrain via leurs actes, d’autres préfèrent un peu plus parler, il faut un peu de tout.

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