
Fabrice, pourquoi cette compétition est à part dans le parcours d’un jeune footballeur ?
« C’est à part déjà parce que c’est une compétition à élimination directe. Après on a la chance de jouer contre différents footballs, des clubs que l’on n’a pas l’habitude de rencontrer. Que ce soit le niveau mais aussi géographiquement. On a joué aussi bien des clubs amateurs qu’un centre de formation de qualité avec le déplacement à Toulouse au tour précédent. C’est une compétition qui a une certaine renommée depuis plusieurs années, ça a un certain charme, comme la Coupe de France. »
Ça met aussi en valeur le travail de qualité du centre de formation ?
« Ça met en valeur les clubs qui font un parcours dans cette compétition. Ça vient récompenser le travail de qualité qui est effectué au quotidien ici. Il y a une certaine fierté parce que l’on a des joueurs qui sont issus de notre école de football et de la préformation. Des joueurs qui ont grandi ici ou au moins sur le bassin calvadosien. Puis il y a un gros travail de l’ensemble des éducateurs du centre de formation, on s’appuie beaucoup sur des joueurs U17 mais aussi sur des joueurs qui ont l’habitude de s’entraîner avec l’équipe réserve. Le staff dans son ensemble est récompensé et ça c’est valorisant. Le Club nous a aussi beaucoup suivi dans ce parcours, on a toujours été mis dans les meilleures conditions, surtout que l’on a eu que des déplacements. »
Qu’est-ce que t’inspires ce quart de finale face au Paris-Saint-Germain ?
« Plus on avance dans cette compétition, moins il y a de marge, on arrive chez les costauds. Il faut que l’on soit très bons et concentrés sur tous les détails. Un match de Gambardella comme à Toulouse, ça remplace quasiment un moins d’entraînement. Cette coupe, c’est un révélateur de talent, les bons joueurs répondront présents. On a eu un avant-goût au tour précédent mais il faudra faire encore beaucoup plus sur ce match. »
Quelles sont les clés pour passer encore un tour à ton avis ?
« Je pense qu’il faut rester pragmatiques, on est le petit poucet de cette compétition. Ce n’est pas de la démagogie. Ce qui a fait la différence à Toulouse c’est l’esprit de compétition, on n’a rien lâché. On doit développer d’autres leviers pour réaliser des performances à la hauteur du niveau qui est demandé. »
Quel est le rôle du staff sur une rencontre comme celle-ci ?
« C’est notre rôle de les aider sur des rendez-vous comme celui que l’on va vivre. Être excité de jouer ce match c’est bien mais on peut être déterminés et lucides. C’est là qu’il va falloir trouver le bon équilibre entre vouloir bien faire et la lucidité qu’il faut avoir sur un match de haut-niveau comme celui qui nous attend. »
On imagine les joueurs très excités de pouvoir jouer à d’Ornano…
« Il faut prendre ça comme une récompense, jouer sur le terrain des professionnels, c’est comme un rêve pour beaucoup d’entre eux. On va pouvoir s’approprier les lieux avant la rencontre. C’est des conditions rêvées, il y aura beaucoup de monde pour les soutenir. C’est là qu’il va falloir trouver le bon équilibre entre vouloir bien faire et la lucidité qu’il faut avoir sur un match de haut-niveau comme celui qui nous attend. »
Quels souvenirs gardes-tu de ton dernier match sur le banc à d’Ornano ?
« Je m’en souviens très bien mais c’est une période à laquelle on jouait sans supporter. J’ai beaucoup de souvenirs avec Fabien Mercadal et Roland Courbis en Ligue 1 mais c’est vrai que ce dernier match c’est un souvenir qui restera gravé à vie. On avait réussi à se maintenir avec beaucoup de joueurs issus du centre mais aussi des anciens comme Antho Gonçalves, Prince Oniangué ou encore Benjamin Jeannot qui avaient été décisifs sur cette rencontre. »


